Hommage à Mario Mattioni

Mario Mattioni en pleine étude de terrain
Photographie Arlette Rosa-Lameynardie, 1970
Musée d'archéologie et de préhistoire, 2012.0.1.104.002

 

Dans le monde des pionniers de l’archéologie et des musées en Martinique, Mario Mattioni figure en bonne et due place. Né en Italie en 1922 avant d’obtenir la nationalité française, ce diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Venise arrive en Martinique en 1964, dans le cadre d’une mutation à l’ORTF. Il participe rapidement à de nombreuses opérations de fouilles aux côtés des spécialistes de l’époque, tels le Révérend Père Pinchon, Jacques Petitjean Roget, Henri Theuvenin, Louis Allaires ou encore Maurice et Armand Nicolas. En 1969, le Conseil général lui confie la réalisation puis la direction du Musée départemental, ouvert en 1971 au public, et qu’il transformera en Musée Départemental d’Archéologie et de Préhistoire de la Martinique en 1983.

Mario Mattioni a une approche novatrice de l’archéologie et ouvre les champs d’autres recherches sur les cultures archéologiques des Petites Antilles. Il s’interroge sur le quotidien et le mode de vie des premiers habitants amérindiens.

 

Sur cette photo, il est en pleine étude de terrain sur l’art rupestre de la Martinique. Précisément en lisière de la forêt de Montravail, à Sainte-Luce, où se trouve l’une des deux « roches gravées », ou « pétroglyphes », découverte sur l’île, l’autre étant localisée dans la forêt lacustre du Galion, à La Trinité.

Ces pétroglyphes se composent de motifs abstraits et de visages stylisés probablement à caractère symbolique et rituel, mais que la recherche actuelle peine encore à interpréter. A cet égard, une équipe d’archéologues réalise actuellement une étude de terrain, à Montravail et au Galion, afin de mieux comprendre le contexte culturel et la chronologie de l’art rupestre amérindien de la Martinique.