1 - La citoyenneté, de la cité grecque à nos jours

Un héritage gréco-romain

En France, l’idée de citoyenneté est née dans les milieux intellectuels du Siècle des Lumières, sur le modèle des cités grecques et de la République romaine, d’où proviennent les termes de citoyen (du latin civis), république et politique.

Dans la cité grecque antique, tous les hommes libres sont égaux devant la loi et interviennent donc, de manière égale, à la prise de décision politique. Mais les femmes, les esclaves et les "métèques", c’est-à-dire les étrangers, en sont exclus. Dans l’Empire romain, au fur et à mesure de son extension, le Sénat accorde aux peuples et villes des territoires conquis le droit de cité.

Révolution et droits de l’homme

La Révolution française, inspirée de la pensée politique des Lumières impose une citoyenneté de valeur universelle. Le texte fondateur de La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît les droits et les libertés auxquels chaque homme, ancien sujet du Roi élevé au rang de citoyen, peut désormais prétendre : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Et aujourd’hui ?

En France, la citoyenneté est le statut juridique qui permet à un individu d’accéder à l'ensemble des droits politiques, mais aussi aux droits civils et sociaux garantis par la Constitution et les lois françaises.
Il faut être de nationalité française pour jouir de tous les droits des citoyens.
La citoyenneté crée aussi des devoirs : voter, payer l’impôt, défendre la nation.
Ainsi, la notion de citoyenneté tend à s’élargir hors du champ politique, pour exprimer les valeurs du « vivre ensemble » : respect des droits des autres, des lois, participation civique à la vie de la communauté…